Fâché-e-s mais pas fachos !

Depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, une bande de fascistes locaux, menée par des membres de l’alvarium, tente de s’incruster parmi nous pour diffuser leurs idées puantes et détourner la colère populaire. L’habit ne fait pas le moine. S’il arborent parfois un chasuble réfléchissant ce ne sont pas des gilets jaunes.
Ils ont toujours été contre toute forme de justice sociale. Ils ont été condamnés à de multiples reprises pour des insultes et violences racistes. D’autres procès pour violences sont à venir. Ils font l’apologie de la France de Pétain et de l’Italie fasciste. Ils partent même en voyage en Syrie aux frais du dictateur sanglant Bachar. Ils ont tenté à plusieurs reprises à Angers de mettre le feu à des locaux associatifs, encore récemment en janvier. Il y a quelques années, ils avaient fait des croix gammées sur les Restos du Coeur. Et nous devrions les accepter parmi nous ?
Ils se sont d’abord infiltrés sur les ronds-points sans trop s’afficher, ils ont monté des pages facebook bidons. Ils ont tenté en décembre de déployer une banderole islamophobe et se sont faits dégager. Ils se sont refaits virer en janvier. De colère, ils ont abandonné l’idée de participer et ne cherchent plus qu’à se faire les gueules qui ne leur reviennent pas soit à cause de la couleur de peau, soit à cause d’engagement social, syndical ou associatif.
Ce samedi, lors de la manifestation ils ont un frappé deux gilets jaunes.
Nous estimons depuis le début du mouvement qu’une présence antifasciste est nécessaire mais ne voulant volontairement pas nous organiser en tant qu’identité politique à l’intérieur des cortèges nous n’avons pu que constater notre manque d’organisation afin de lutter contre la présence de ce groupe fasciste.
Aujourd’hui en frappant un ami, un gilet jaune comme vous et nous, c’est envers tout le mouvement des gilets jaunes qu’ils ont dirigé leur haine. Après trois mois de lutte, si nous voulons gagner, il va falloir nous débarrasser de la confusion induite par leur présence dans nos cortèges.
Nous ne pouvons pas crier « Macron démission » avec des crapules bien pires à nos côtés. Nous ne pouvons pas réclamer plus de justice avec les héritiers des pires dictatures fascistes. Nous ne pouvons pas réclamer plus d’égalité avec ces fils-à-papa qui cautionnent un ordre social d’avant 1789. Comment lutter avec des personnes qui rêvent d’une société fasciste basée sur l’autoritarisme et la discrimination ? Il est temps de tracer une ligne claire entre eux et nous !
C’est pourquoi nous appelons à une riposte antifasciste pendant l’Acte 14 sur Angers le samedi 16 février, pour que toutes et tous puissions manifester sans craindre de se faire attaquer dans le dos. Leurs idées n’ont pas de places dans les cortèges gilets jaunes.
Face aux flics, face aux fascistes, face au gouvernement Macron soyons tous et toutes uni-e-s le samedi 16 Février 2019, pour l’ Acte 14.
Des Gilets Jaunes faché-e-s mais pas fachos.

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