Alvarium/RED : le jeu des 0 différences

Tous les ans les natios d’Angers font une cure de saluts fascistes et frétillent pour briller à CasaPound. Surprise (non) cette fois sous l’étiquette RED on retrouve tous les militant.e.s du soi-disant dissout alvarium (dont le capo Jean-Eudes Gannat n’est pas sur la photo) !

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Communiqué : Contre l’instrumentalisation de la douleur.

Un groupe de personnes derrière un compte Instagram appelle à une « manif » pour Lola ce samedi à Angers et demande « justice ». Derrière ce vocable militant, il y a forcément des revendications.

Lesquelles ?

On ne sait pas. On ne sait pas mais vu le nombre de fascistes notoires parmi les premier.e.s abonné.e.s à cette page Instagram, il nous semble manifeste que nous avons affaire à une récupération politique de l’extrême-droite qui comme à son habitude avance masquée.

Fascistes notoires parmi les premier.e.s abonné.e.s à cette page Instagram

 

Elle instrumentalise ce drame sordide pour satisfaire son agenda politique raciste et xénophobe. Les nationalistes avaient déjà cet été utilisé le triple meurtre de l’esplanade du Coeur de Maine au profit de leurs obsessions xénophobes et racistes.

A peu de frais le RED (Rassemblement des Etudiants de Droite, émanation de l’Alvarium) avait gagné 600 followers sur Twitter en 2 jours. Au mépris de la douleur et des demandes formulées par la famille combien les fascistes espèrent-ils engendrer de clics sur la mort de Lola ?

Entendons les vœux de la famille et rejetons collectivement toute récupération de cette affaire, que ce soit par le pouvoir en place, ou encore par l’extrême-droite, qui n’est qu’un faux adversaire du premier, pas plus qu’il ne représente une alternative politique.

 

Le RAAF.

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L’université d’été 2022 d’Academia Christiana de retour en Anjou et en catimini

Comme en 2020, le mouvement Academia Christiana a posé ses valises en Anjou pour son université d’été. L’occasion pour nous, de revenir sur l’évolution de ce mouvement tout en éclairant une certaine actualité pour les nationalistes angevin.es que nous ne connaissons que trop bien.

Pour qui n’aurait pas suivi les différents épisodes de la série, nous vous conseillons un petit rattrapage avec notre article de 2020, à l’occasion de la première venue d’Academia Christiana en Anjou. En 2021, l’université d’été a trouvé refuge dans le Calvados, comme nous l’avions fait remarquer sur les réseaux sociaux. Mais surtout, un reportage au JT de France 2 en février dernier a mis le feu aux poudres en rendant « grand public » ce que les antifascistes montrent depuis de nombreuses années maintenant. A savoir que l’association, sous des dehors innocents, est davantage un ramassis de militant.es nationalistes plutôt qu’un organisme proposant des formations d’ordre spirituel. Dans un contexte où le gouvernement a déjà dissous d’autres groupes plus ou moins similaires (Génération Identitaire ou l’Alvarium par exemple), les cadres d’Academia Christiana ont eu un peu chaud aux fesses.

Mais le mouvement semble être passé entre les mailles du filet répressif (en tout cas pour l’instant) et organise logiquement son université d’été 2022. En parallèle, il mène depuis décembre 2021 une levée de fonds, dans le but d’acheter son propre château (tout un symbole pour ces militant.es issu.es pour une majorité de familles aristocratiques). Au-delà du symbole, il s’agit évidemment de permettre plus facilement l’organisation d’événements sans avoir les rabat-joie de service que nous sommes criant sur tous les toits que tel ou tel établissement scolaire héberge des personnes aussi peu recommandables. Mais, comme Academia Christiana l’annonçait il y a quelques semaines, le « projet d’acquisition d’un domaine prend plus de temps que prévu ». Résultat : obligé de louer un nouveau lieu pour cette année encore.

Et plutôt que de se tourner une nouvelle fois vers Notre-Dame d’Orveau, les jeunes nationalistes sont allé.es 30 kilomètres plus loin frapper à la porte de l’Institut Bois Robert, à Bécon-les-Granits. Cet internat privé hors contrat, fondé en 1968, est tenu par la famille Patier depuis sa création. Benoit Patier, aujourd’hui à la tête de l’établissement, a donc accepté de faire fi des polémiques et va même jusqu’à assumer dans la presse locale de filer un coup de main à Academia Christiana. Serait-ce par charité chrétienne que l’homme tolère le mouvement ? On penche plutôt pour des affinités idéologiques.

Un petit tour sur le site de l’établissement nous confirme ainsi ce que nous préssentions : nous somme face à une école élitiste qui assume son rejet d’une école ouverte, égalitaire et s’adressant à tout.e.s. La rubrique « notre philosophie » est à ce titre édifiante : « Ici, nous sommes loin de l’anarchie pédagogique, de l’expérimentation continue sur des enfants-cobayes, du laisser-aller éducatif, voire dans les pires des cas, du délire oniro-pédagogique qui marquent certains établissements publics ou privés, confessionnels ou non, depuis une décennie. » De notre point de vue, ce qu’on observe depuis une décennie (c’est à dire depuis 2013 et la structuration de réseaux autour du rejet de la loi dite Mariage pour tous), c’est surtout un ensemble d’offensives réactionnaires. Celles-ci ont eu tellement d’impact dans les milieux de l’éducation qu’elles ont même réussi à obtenir la nomination de Jean-Michel Blanquer au poste de ministre de l’éducation en 2017. Mais peu importe la difficulté à appréhender le réel, ce qui compte c’est que l’établissement puisse se présenter comme un bastion assiégé (et justifier, au passage, ses exorbitants frais de scolarité).

La rubrique « partenaires » présente, quand à elle, Le Salon Beige comme un simple site d’actualité.

 

Il est donc logique de trouver sur Le Salon Beige un article faisant la promotion du Bois Robert.

Mais ce qui est gênant, c’est que le site de l’école présente Le Salon Beige de manière anodine, comme si il était possible de passer à côté de la toxicité d’une telle plate-forme. Au delà d’un certain nombre d’informations certes centrées sur l’actualité religieuse, ce site s’est aussi, et à de nombreuses reprises, fait le relais de rumeurs, théories du complot et autres « fake news ». Et il est très facile pour qui sait taper « salon beige extrême droite » dans un moteur de recherche de tomber par exemple sur la notice de Conspiracy Watch qui explique clairement en quoi le site pose de gros et évidents soucis.

De manière anecdotique, l’établissement a également eu comme élève une des filles de Marine Le Pen (ce qui lui fait donc un second point commun avec Notre-Dame d’Orveau).

Pour ces raisons, on peut donc dire qu’en se tournant vers le Bois Robert, les nationalistes savaient où iels mettaient les pieds. Mais contrairement à ce que dit l’adage, ce n’est pas toujours dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Et celle servie par Academia Christiana dégage, comme chaque année, la désagréable odeur d’une vieille saucisse en putréfaction. Comme en atteste le programme des conférences, abordant à tour de rôle la « modernité » ou « l’enracinement », tout en posant des questions telles que « de droite et radical : est-ce encore possible ? »

Et les fascistes angevin.es dans tout cela ? Comme à leur habitude, iels étaient une fois encore investis dans l’organisation de l’événement. On a ainsi pu retrouver par exemple les habituels Baudouin Le Nalio, Gaspard Beaumier, Didier Simons, Louis Simonet ou évidemment Jean-Eudes Gannat. Mais les liens avec l’Alvarium ne sont pas à faire uniquement par rapport à la présence de militant.es angevin.es. D’autres invités nous donnent en réalité l’occasion de faire le lien avec deux procès à venir dans les prochaines semaines.

Le premier est en rapport avec le groupe ayant fait un concert le dernier soir : FTP. La dernière fois que ce groupe avait joué, c’était à Versailles en juin dernier. Et il se trouve que l’organisateur de ce concert n’était autre que Paul Pichon, comme en témoignait en mai sa page Facebook.

Or, c’est le principal mis en cause pour l’attaque cet été de la librairie Les Nuits Bleues et il va être jugé le 11 octobre prochain à Angers.

Le second procès, le 12 octobre, concerne l’affaire de la banderole anti-IVG (« Avortement de masse = solution finale ») déployée par le RED (Rassemblement des Etudiants de Droite) lors d’un rassemblement du Planning Familial à Angers en juin dernier. On peut en effet estimer qu’il ne s’agit pas d’un hasard si Aliette Espieux (porte parole de La marche pour la vie), a soutenu cette action sur les réseaux sociaux et qu’elle était également de la partie pour cette université d’été. Le monde (nationaliste) est décidément bien petit.

Profitons-en, au passage, pour préciser que « d’anti-IVG », la banderole est à nos yeux tout autant antisémite de par son parallèle entre l’encadrement de l’IVG et la « solution finale ». L’utilisation de cette expression renvoie en effet à la « solution finale de la question juive » (« Endlösung der Judenfrage ») relative au plan d’extermination des juifs et juives d’Europe au cours de la seconde guerre mondiale. Et cette manière de banaliser ces mots doit se lire comme l’expression d’un révisionnisme assumé, ni plus ni moins. Quelle que soit l’issue de ce procès (dont nous n’attendons, comme d’habitude, pas grand chose), notre avis sur cette banderole est déjà fait.

 

En conclusion, et pour revenir sur l’université d’été 2022 d’Academia Christiana, on peut dire que le mouvement continue de tracer son sillon au sein de l’extrême-droite française, en partie aidée par la bienveillance d’une partie de la bourgeoisie catholique, notamment dans notre région. Il n’y a cependant pas une réserve inépuisable d’établissements privés catholiques prêts à accueillir cet événement estival. Et la stratégie de changer de lieu chaque année, tout en cachant jusqu’au dernier moment sa localisation, pourrait finir par s’essouffler. En attendant, l’événement continue de servir de point de ralliement pour nombre de jeunes nationaux-catholiques, ce qui nous montre l’importance de conserver un haut niveau de vigilance vis-à-vis de celui-ci.

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Le fascisme dans la peau

Du 26 au 30 juillet, le salon de tatouages « Enfants sauvages » situé à Angers, reçoit en tant qu’invité, un tatoueur italien nommé Daniele Pasquino. Loin d’être anodine, cette venue reflète les liens entre les fascistes locaux de l’Alvarium et leurs voisins transalpins, mais aussi avec les Zouaves Paris.

Cette venue n’est pas une première, ce tatoueur italien est déjà passé à Angers une petite dizaine de fois, toujours dans ce même salon. Et ce n’est pas moins d’une dizaine de fascistes qui sont passé sous son aiguille, que ce soit à Angers ou ailleurs. On y retrouve Baudoin Le Nalio, pilier de l’Alvarium, condamné pour agressions physiques à Orléans, Gaspard Beaumier, fan de black métal néo-nazi, membre de l’Alvarium et du RED et Paul Pichon, chef de Auctorum ayant fait un passage dans les rangs de l’Alvarium.

 

G.Beaumier en pleine séance de tatouage accompagné par Paul Pichon

 

Mais cela ne se limite pas seulement aux militant.e.s de l’Alvarium, puisque Daniele Pasquino a eu l’occasion de tatouer d’autres fascistes Français. En commençant par Steven Bissuel, ex leader du bastion social et du GUD Lyon, condamné pour incitation à la haine raciale en 2018. Puis, Marc de Cacqueray-Valmenier, leader du groupe dissout « les Zouaves Paris », condamné pour dégradations et violences lors de l’attaque du bar Le Saint-Sauveur à Paris, mais aussi mis en examen pour d’autres faits de violences. Daniele Pasquino lui a encré, aux côtés d’un autre tatouage représentant une Totenkopf (un symbole nazi), d’autre pièces plutôt évocatrices.

Tatouages de D.Pasquino sur Marc de Cacqueray- Valmenier

 

Également membre des Zouaves Paris, Jean Chamaillet s’est, lui aussi, fait piquer par D.Pasquino. C’est le même qui a participé à l’attaque d’un cortège du NPA lors d’une manifestation des gilets jaunes en 2019. Il est également un grand ami des membres de l’Alvarium et en particulier d’Axel Levasseur propriétaire de leurs locaux au 31 rue du cornet à Angers.

Jean Chamaillet (à gauche) en compagnie d’Axel Levasseur

 

La proximité entre le Zouaves Paris et les fascistes locaux n’a rien d’étonnant quand on sait également que Paul-Alexis Husak, aujourd’hui membres des Zouaves Paris a participé à la naissance du RED et de l’Alvarium.

Photo de vacances devant le palais de la civilisation italienne

 

Comme nous le faisions aussi remarquer sur les réseaux sociaux, des membres de l’alvarium ont participé à un combat arrangé en février 2021 contre la « Jeunesse Boulogne » qui est composé entre autres de membres des Zouaves paris.

Groupe ayant affronté la « Jeunesse Boulogne », photo fièrement publiée par Gaspard Beaumier sur Instagram

 

Angers – Italie : destination sans escale

La présence de ce tatoueur italien à Angers révèle des liens étroits entre le milieu identitaire Angevin et Italien. Cette connexion se base sur plusieurs militants tels que Martin Réveillard, également tatoué par Daniele Pasquino, d’une tombe où l’on peut lire « Aux brigands de l’Anjou », un brigand maquettiste d’E-Politic, une agence de communication connue pour ses liens étroits avec l’extrême-droite radicale. Martin Réveillard a été condamné pour effraction et vol dans une gendarmerie, sacré brigand…. Il navigue entre Angers et l’Italie. On peut le voir sur cette photo accompagnée du tatoueur, mais aussi de Marc de Cacqueray-Valmenier.

Daniele Pasquino en bonne compagnie

 

Sur cette même photo deux autres personnes nous intéressent. Edoardo Byron et « Zingher ». Deux Italiens appréciant particulièrement la douceur angevine. Ces deux-là, également tatoués à de nombreuses reprises par Pasquino, sont très copains avec les militant.e.s de l’Alvarium, et parce que des images valent mieux que des mots voici une photo explicite.

Les deux Italiens au 31 rue du cornet, local de l’Alvarium

Mais ils sont aussi des proches des Zouaves Paris et fans de saluts nazis.

Edoardo Byron et « Zingher » avec Marc de Cacqueray-Valmenier, Paul-Alexis Husak et d’autres militants dont ceux des Zouaves Paris. Ambiance bras tendu…

 

Penchons-nous sur « Zingher ». Il a été un militant très actif du Blocco Studentesco à Milan, branche étudiante de Casapound, une organisation néofasciste italienne. Il a été amené a raconté l’histoire de ce mouvement à Angers en septembre et à Versailles en mai dernier. C’était en compagnie de Gersende Barrera, militante de l’Alvarium étudiant actuellement en Italie.

Une fascination pour Casapound

Depuis sa création en 2017, l’Alvarium calque son modèle sur celui de Casapound, une organisation néofasciste italienne.

Les militant.e.s de l’Alvarium ont d’ailleurs fait de nombreux allers-retours en Italie pour visiter leurs homologues de Casapound. Par exemple, ce fut le cas lors de la fête nationale de Casapound en 2021, où une délégation composée au moins de Gersende Barrera et de Charles Lécureuil y avait pris part. Ou également lors de l’« Acca larenzia » en 2022, une journée d’hommage à trois jeunes militants tués en Italie en 1978. C’est cette commémoration qui a donné des images glaçantes de centaines de fascistes effectuant des saluts nazis en pleine rue. Xavier Maire, Théodore Riant, Gersende Barrera, « Zin gher » et d’autres militant.e.s de l’Alvarium étaient présent.e.s.

Les liens entre Casapound et l’Alvarium se manifestent aussi par des messages d’hommage ou de soutien. Quand François-Aubert Gannat a été incarcéré pour des faits de violence Casapound avait alors publié sur les réseaux sociaux une photo de ses militant.e.s de Milan (C’est dans ce même groupe que « Zinger » fut et est actif.) tenant des feux à main et une banderole où l’on pouvait lire «Liberté pour Francis ».

Les connexions de l’Alvarium avec d’autres organisations et militant.e.s d’extrême droite française et européenne sont relativement nombreuses. Celles avec Casapound et des militant.es des Zouaves Paris reflètent la direction prise par l’Alvarium depuis quelques années : un groupe de plus en plus violent et viriliste prêt à tout pour se faire une place dans le milieu fasciste, au point d’agresser quiconque dans la rue pour des motifs futiles tels que coller ou d’arracher un sticker.

Nous espérons que le salon de tatouage « enfant sauvages » n’avait pas connaissance des liens de Daniele Pasquino avec les membres de l’Alvarium et autres militant.e.s d’extrême droite. Nous espérons qu’après avoir découvert cela, le salon sera plus rigoureux dans le choix des tatoueurs et tatoueuses invité.e.s. Il n’est d’ailleurs pas trop tard pour annuler la venue de D.Pasquino.

Quant à Daniele Pasquino, nul doute ne subsiste sur ses convictions et sur qui sont ses réels amis, surtout quand l’on sait qu’après s’être heurtés à une forte réponse collective lors du 1er mai 2022, les fascistes de l’Alvarium sont allés noyer leur défaite dans l’alcool avec le tatoueur de passage à Angers à leurs côtés.

D.Pasquino s’amusant avec Théodore Riant et Baudouin Le Nalio.

 

Quand aux éventuels clients de ce sinistre personnage, il n’est pas trop tard pour annuler ! Il existe des tatoueurs beaucoup plus fréquentables, comme par exemple notre camarade berlinois Cobe Edge.

Le Raaf

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Alvarium, encore une association de malfaiteurs

Nous ne comptons plus les fois où nous avons débusqué les néo-fascistes de l’alvarium camouflé.es derrière des associations bidons.

A ses débuts en 2017, l’alvarium se donne pour vitrine légale l’association Nouveaux Sarments/Anjou Populaire afin d’ouvrir un premier local (qui fermera en moins d’une année sous la pression populaire). Le lien a été facile à établir. Le siège social correspond à la propriété familiale cossue des parents du chef, Jean-Eudes Gannat, à Niaffles, en Mayenne.

Par ailleurs, l’an passé, nous avons mis en lumière comment les mêmes tentaient d’anticiper leur dissolution via la création d’une association dénommée Les Butineurs de l’Anjou. Elle est encore domiciliée directement dans leur local du 31-33 rue du Cornet, dans le centre d’Angers. Le propriétaire des lieux n’est autre que leur mécène et ami Axel Levavasseur ce qui facilite bien les choses financièrement. Il cumule la fonction de président de cette association. Charité bien ordonnée commence par soi-même chez nos rejetons de la bourgeoisie locale.

Plus récemment nous avons expliqué comment l’alvarium a constitué une association dénommée Urgence Humanitaire pour s’acheter une respectabilité de façade tout en instrumentalisant la détresse des ukrainien-ne-s. Cette fois-ci c’est le militant Xavier Maire (alias Henri de la Marchandise) qui délaissait temporairement ses atavismes de cogneur pour jouer au bienfaiteur de l’humanité.

Récemment nous avons eu des questionnements sur le montage juridique qui permettait à l’alvarium de poursuivre en partie son activité de conférences (sous le faux-nez de Rassemblement des Etudiants de Droite) dans le local de la rue du Cornet. Comme souvent notre austère travail de veille a fini par payer et notre question a trouvé une piste de réponse par la découverte d’une association au nom en forme de jeu de mot puant : La Guêpe Ride.

Pour qui est familier de la bande de guignols nationalistes qui pollue Angers depuis plusieurs années, l’évocation des « deux-roux » fait immanquablement penser aux cheveux de l’inéligible caporal-chef Jean-Eudes Gannat, ainsi qu’à son récidiviste de frère, spécialiste du racisme et des violences, François-Aubert Gannat. Quant à l’allusion aux « dards » elle n’est qu’une énième déclinaison du champ lexical de la ruche le symbole qu’illes ont choisi. Après avoir tenté de jouer aux abeilles furtives, illes se prennent désormais pour des guêpes quand pourtant tout chez elleux les rapproche des mouches à merde. Un bref cours d’entomologie les aiderait à reprendre pied avec la réalité. Il est piquant de constater que le dépôt en préfecture correspond peu ou prou à la date de parution du décret de dissolution administrative par le ministère de l’Intérieur. Après l’annonce de Darmanin les militant.es nationalistes se sont donc précipité.es à la préfecture.

Ce faisceau de détails nous a poussé à approfondir nos recherches. Nous n’avons pas été surpris.es de constater que le siège social de l’association correspond à l’adresse d’Helen Tardiveau, suppléante de Jean-Eudes Gannat dans sa course à l’échec électoral. Ajoutons au passage que Gabriel Tardiveau, son fils, est lui aussi un militant de la petite milice angevine.

Quant au bureau, il est composé de deux militant.e.s bien connu.e.s de l’alvarium : Gersende Barrera et Pierrick Baumont. La première a étudié à l’IRCOM (double licence Humanités Science politique) et elle poursuit actuellement son cursus en Italie. Elle est de fait une des personnes qui entretien des liens avec CasaPound.

Le second, alias Poirus d’Anjou, est un ami de longue date de François-Aubert Gannat et compte parmi les plus anciens militants du groupuscule dont il arbore même le logo en tatouage.

 

On remarquera qu’il a changé sa bannière sur Twitter. S’il n’affiche plus ouvertement sa nostalgie pour Mussolini et Hitler, ses fréquentations restent tout à fait dans la même ligne politique.

Pierrick Baumont encravaté avec ses amis fachos de l’alvarium tels que Paul-Alexis Husak (passé depuis par les Zouaves), Martin Réveillard, Baudoin Le Nalio et consorts.

 

Nous en concluons évidemment que l’alvarium cherche (encore une fois) à se relancer via une structure administrative légale qui lui permette d’avoir notamment un compte en banque. C’est l’occasion de rappeler que notre discours n’a pas bougé d’un iota. La dissolution administrative n’a été que poudre aux yeux. L’alvarium continue de s’afficher sous de multiples identités de circonstances et poursuit en partie ses activités : que ce soit sous le nom du RED pour la tenue conférences dans leur local de la rue du Cornet ou semble-t-il la dissolution n’a pas trop été affecté la déco entre les deux venues du raciste Jean-Yves Le Gallou :

Le Gallou en conférence à l’alvarium : 13/01/20

On prend le même et on recommence : 24/05/22

 

Ou, sur un autre registre, grâce à l’étiquette Anjou Pélerinage, pure émanation de l’alvarium qui propose une procession catho-tradi très politique autour de la figure du chef vendéen Cathelineau. Là, les fafs ne s’embarrassent pas avec les apparences : illes n’ont pas pris la peine de changer de nom et utilisent encore la bannière d’Anjou Pélerinage, avec un pélerinage annoncé à la date habituelle du 14 juillet, en conservant le le même parcours et le même encadrement.

Ce bref article dévoile, une fois de plus, toutes les dissimulations de la milice nationaliste de l’alvarium et nous devons continuer à contrer leurs projets. Nous ne leur accorderons ni repos ni une quelconque clémence.

Finissons-en avec l’alvarium.

Le RAAF

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SOS Calvaires : Qui fait le malin tombe dans le ravin

L’an dernier, nous avons publié un article sur la genèse de SOS Calvaires (SosCa). Nous avons alors démontré que, derrière un discours de passionné.e.s désintéressé.e.s qui volent au secours du petit patrimoine religieux, nous sommes en présence d’une association d’extrême-droite catho-tradi. Notre article se conclut sur les « velléités d’élargissement du champ d’intervention de l‘association vers la consolidation d’un lobby de défense des édifices et bâtiments religieux ». SosCa a avancé dans cette voie. Cela mérite qu’on y revienne afin que la naïveté ne puisse plus servir de prétexte à leur servir la soupe. La confusion profite encore trop souvent à SosCa, en particulier lorsqu’il s’agit de journalistes ou d’élu.e.s.

Catalogue des supplices

Le site de SosCa s’est étoffé. Il propose désormais un catalogue des croix disponibles à la vente et fabriquées par leur salarié dans l’atelier du Lion d’Angers. Parcourir ces pages permet de relativiser le caractère charitable de l’association tant il ressemble à celui d’un commerce en ligne quelconque. Tout y est dûment tarifé : de la croix monumentale jusqu’aux accessoires en zinc, en passant par le christ en époxy à 520€ TTC. Le site comprend aussi une petite librairie religieuse en ligne. Parcourir ce fourre-tout donne l’impression d’assister à l’émergence d’une petite entreprise identitaire se développant sur un fond de commerce catho-tradi qui sent la naphtaline. Il procure aussi des moments de franche rigolade, par exemple on y apprend que le modèle de « croix Saint Jean-Baptiste » « a été nommée ainsi en témoignage de reconnaissance envers Baptiste Marchais (ndr : le youtubeur faf) qui planta ce modèle avec nous et contribua grandement par sa présence à faire connaître S.O.S Calvaires ». La charité chrétienne aurait pu leur faire éviter de rendre hommage à un nationaliste qui dit se préparer à la guerre civile. Mais chez SosCa, on a les héros qu’on mérite.

 

Coassez et multipliez

La vraie nouveauté est que SosCa cherche à investir de nouveaux espaces de propagande qui dépassent les évènements ponctuels des chantiers de rénovation. Cela peut être caricatural quand l‘association lance une branche féminine baptisée les Consolatrices. Le but affiché est la restauration des petits objets de dévotion que sont les crucifix. La vision hiérarchisée des rapports de genres est tout à fait évidente : aux hommes le travail militant public, les rénovations en groupe au grand air, les corps en action pour relever les croix et tout ce qui relève d’une esthétique de la force ; aux femmes les délicats travaux d’intérieur en solitaire ou en groupes modestes et discrets. Les attributs et les champs d’intervention de chacun.e.s sont cloisonnés et typiques de l’idéologie d’extrême-droite la plus réactionnaire. Pas de doutes SosCa est antiféministe et veut cantonner les femmes au foyer.

Le travail de diversification des espaces de propagande peut-être plus sournois quand SosCa cherche à diffuser son idéologie auprès de publics jeunes. Ainsi leur salarié s’est rendu à La Croix des Vents, à Sées, en Normandie, pour y présenter le travail de la charpente et les étapes de fabrication d’une croix.

Il s’agit d’un établissement scolaire catholique hors-contrat qui accueille des élèves depuis le primaire jusqu’au lycée et est dirigé par la Fraternité Saint-Pierre. Les réacs prouvent là qu’ils savent se serrer les coudes même si cette solidarité se fait au détriment de l’épanouissement des enfants.

Enfin, jusque-là cantonnée aux frontières hexagonales, SosCa s’est récemment associée à la grande sœur SOS Chrétiens d’Orient (dont elle reprend une partie de recettes pour avancer masquée). On le sait, SOS Chrétiens d’Orient s’est illustrée en Syrie comme une organisation vassale du sanguinaire dictateur Bachar el-Assad. Cette fois nos deux officines mettent conjointement sur pied une « mission humanitaire » (un motif désormais classique du répertoire nationaliste) en Arménie en mai de cette année. Une délégation composée notamment de 6 membres de SosCa s’y est rendue afin de restaurer un khatchkar. Là encore le discours sous-jacent est limpide tant ces dernières années l’extrême-droite s’échine, en dépit de la réalité des faits, à présenter l’Arménie comme un rempart oriental de l’Europe chrétienne engagée dans une « guerre de civilisation » face à un islam belliciste et conquérant.

 

Un apolitisme maurrassien ?

Reconnaissons que ces aspects de la propagande de SosCa peuvent prêter à confusion pour qui n’a pas une connaissance fine du marigot nationaliste. Tout le monde ne connaît pas SOS Chrétiens d’Orient. Loin de là. C’est la campagne pour les élections présidentielles qui aura amené, de manière flagrante, SosCa à tomber le masque tant elle a jeté ses forces aux côtés de Zemmour. Un évènement en particulier a mis en lumière cet appui qui d’ailleurs est réciproque.

La Z Coin Army, la crypto-monnaie nationaliste soutient nos cryptos fafs. Logique, non ?

 

Le 9 janvier 2022, SosCa a participé de manière ostentatoire, drapeaux au vent, au rassemblement des Sables-d’Olonne contre le retrait de l’espace public d’une statue de Saint-Michel (elle était auparavant dans la cour d’une école privée qui a été détruite). Le président et la secrétaire de SosCa, Julien Lepage et son épouse Marguerite-Marie Lepage ont donc pu s’afficher auprès de Philippe De Villiers, Patrick Buisson et Eric Zemmour.

Quand le pieux Julien Lepage cède à l’idôlatrie

 

Ce dernier défend pour l’occasion dans un tweet une forme de laïcité assez étrange : « La laïcité, oui, bien sûr. Le déboulonnage des statues et la destruction de notre civilisation chrétienne, jamais. ». En clair, la laïcité, oui, bien sûr. Mais uniquement pour les autres religions. Ce jour là, SosCa s’était aussi associée à « Touche pas à ma statue ». Cette coquille vide est présidée par Baudoin Haulaf, de son vrai nom Baudoin Ecckhout, qui est aussi le chef de l’Action Française Vendée. Cette collaboration est suffisamment explicite en soi pour comprendre, une fois de plus, où SosCa se situe sur l’échiquier politique.

Malgré tout, SosCa nie l’évidence, et se justifie par une acrobatie verbale impossible : « Pour l’occasion des personnalités politiques telles que Philippe de Villiers et Éric Zemmour se trouvaient sur place d’où le nombre important de manifestants et une large communication sur le sujet. SOS Calvaires n’est pas venu pour soutenir des mouvements politiques mais uniquement défendre cette belle statue de Saint Michel Archange. […] SOS Calvaires « mise » sur la chrétienté qui existe depuis plus de 2000 ans, étant apolitique elle remercie simplement les mouvements qui soutiennent ce patrimoine chrétien mais en aucun cas se ralliera à une idée politique. SOS Calvaires c’est la voix du peuple Chrétien, c’est la reconstruction et la restauration des croix, c’est une association qui appelle chacun d’entre nous à venir participer à la sauvegarde des calvaires de France. »

SOS Calvaires en plein exercice de rhétorique.

 

Publi-reportages à gogo

Les élections ont donc été un moment d’éclaircissement politique salvateur. Faux pas après faux pas les intentions manipulatrice et le projet réactionnaire de SosCa deviennent évidents. D’autres, comme nos camarades d’Orléans ont mis en évidences des accointances tout aussi, voire bien plus puantes. Le doute n’est plus de mise depuis longtemps pour les militant.e.s antifascistes mais aussi, espérons-le à force d’insistance, pour nombre de journalistes de la presse régionale. À court terme nous souhaitons ne plus avoir à réagir à des publi-reportages comme celui de France Bleue Mayenne. Le passage évoquant le travail de SosCa manque cruellement du basique mais essentiel travail de vérification et de recherche (à partir de 7 mn 27). Même chose pour les correspondant.e.s locaux de la presse papier qui trop souvent se contentent d’une description de surface des rénovations et prennent pour argent comptant les beaux discours des membres d’une association qui brille par sa duplicité.

 

Ethiques en toc

Un autre « public » mérite d’être plus souvent interrogé sur sa présence auprès de SosCa, celui des élu.e.s et décisionnaires publics. Ainsi, le 27 novembre à Gené, dans le nord du Maine-et-Loire, s’est déroulée une inauguration en présence du maire. Même chose à Cunault, près de Saumur, où le 26 mars de cette année, Gwénaël Verger maire délégué de Chênehutte-Trèves-Cunault prenait la pose entouré d’une bande de scouts dont les oripeaux ne respirent pas le progressisme.

 

Dans quel cadre légal ces maires agissent-ils ? Les calvaires sont-ils situés sur des parcelles publiques ? Les édifices relèvent-ils des pouvoirs de la commune ? Au delà du strict respect de la loi sur la laïcité on peut se questionner sur l’éthique et les intentions des élu.e.s. Au nom de quoi cautionnent-t-illes par leur simple présence les activités d’une association que tout classe à l’extrême-droite ? Les habitant.e.s des communes où SosCa intervient sont en droit de demander à leurs élu.e.s de rendre des comptes. A titre d’illustration, l’évènement proposé cet été dans la Vienne et relevé sur le site de SosCa est symptomatique d’une confusion des genres.

Procession, bénédictions et pot offert par la mairie. Tant qu’à faire, pourquoi pas une spectacle en costumes avec de la pyrotechnie et avec pour point d’orgue la réconciliation de Don Camillo et Peppone ? Croire et faire croire en l’apolitisme de SosCa c’est pleinement entrer dans son jeu. La question du patrimoine et de son entretien n’est pas une simple question technique. Ce que l’on décide d’entretenir, avec quels moyens et par qui, ne sont pas des questions politiques anodines. L’extrême-droite l’a bien compris.

 

SOS Calvaires est désormais bien implantée dans le paysage nationaliste français. Elle comptait récemment parmi les neuf projets que Valeurs Actuelles a sélectionné pour un gala de malfaisance au Grand Rex. En quelques minutes, les bourgeois.es en panique morale ont soutenu SosCa à hauteur de 30000 €. Mais attention, entre sa quête de respectabilité institutionnelle et sa volonté de contribuer à la guerre métapolitique menée par l’extrême-droite, nul doute qu’à terme la ligne de crête est trop étroite pour SOS Calvaires. À nous de faire entendre la réalité de cette association et d’apporter collectivement la poussette décisive qui enverra SOS Calvaires au fond du ravin.

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Les escrocs sont de retour : Ou comment l’extrême-droite instrumentalise la souffrance du peuple ukrainien

On les a vu.es gratter la terre d’un « potager communautaire », en maraudes auprès des « SDF français », occupé.es à nettoyer les rives de la Maine : les militant.es nationalistes de l’alvarium ont joué bien des rôles. Toujours de manière grotesque, tout comme leur ambition puisque nous les avons souvent pris en défaut sur la réalité de leur activisme. Pour le groupuscule seules comptent les apparences sur les réseaux sociaux afin de donner un visage aimable à leur projet néo-fasciste. Peine perdue, les atavismes reviennent vite : les intimidations, leur racisme, leur lgbt+phobie, leur goût pour la violence gratuite ont si souvent fait tomber le masque qu’il est brisé. Pourtant illes retentent le coup en endossant le costume de bénévoles de l’action humanitaire. Les escrocs sont de retour avec une association nommée Urgence Humanitaire et une campagne spécifique autour des réfugié.e.s de la guerre en Ukraine.

 

Pour comprendre l’état d’esprit actuel du groupuscule, il faut rappeler que l’alvarium est sous le coup d’une procédure de dissolution administrative effective depuis novembre 2021. En janvier 2022, juste avant l’expiration du délai imparti ils se sont pourvus auprès du Conseil d’État pour casser cette décision. En attendant la réponse l’alvarium fait profil bas pour ne pas compromettre sa demande. Qui plus est, le nombre de militants condamnés ces trois dernières années (voici une liste non exhaustive : Théodore Riant, Martin Réveillard, Baudoin Le Nalio, François-Aubert Gannat, Hervé Le Morvan, Alban Martinez, etc.) contribue, au moins temporairement, à vider le groupuscule de beaucoup de son énergie. Pour agir, illes tentent de réactiver des structures associées laissées en déshérence comme par exemple le Rassemblement des Etudiants de Droite qui a appelé à commémorer les émeutes antiparlementaires du 6 février 1934, une « tradition » de l’alvarium. La ficelle est grosse et surtout usée : les mêmes militant.es, avec les mêmes mots d’ordre, agitent les mêmes drapeaux et banderoles, sous les ordres du même chef d’opérette en cosplay de fasciste des années 30 et finissent après la cérémonie dans leur local habituel. On a vu plus discret comme tentative de résurgence.

Néanmoins ne négligeons pas leur recherche d’une vitrine présentable susceptible de duper les personnes non-averties. Des structures neuves à même d’éviter les poursuites pénales pour reformation de ligue dissoute. C’est une question de survie pour le groupuscule à l’état de mort-vivant. Un peu comme leur instrumentalisation des SDF par les maraudes, l’action humanitaire représente un champ d’action apte à brouiller les pistes.

A vrai dire, ces nationalistes, frange radicale de la bourgeoisie angevine catho-tradi, se sont déjà grimé.e.s en bénévoles humanitaires. Leur chef Jean-Eudes Gannat, co-dirige Solidarité Arménie, qui lui a permit, ainsi qu’à d’autres militants de l’alvarium tel Paul Pichon ou Henri de la Marchandise, de se rendre sur place. Gannat a aussi été d’une mission en Syrie aux côtés de SOS Chrétiens d’Orient. Jusqu’à présent, la méthode de l’extrême-droite radicale consistait à créer un collectif ad hoc : Solidarité Arménie, Solidarité Kosovo, etc. Nous faisons l’hypothèse que désormais illes cherchent à fonder une plateforme généraliste au cadre d’action moins étroitement associé à une cause, offrant souplesse et réactivité afin de s’adapter aux situations de crise qui leurs conviendraient. La création toute récente en janvier de l’association Urgence Humanitaire va dans ce sens. Et l’explosion de la guerre en Ukraine leur a donné l’occasion de lancer une première opération spécifique avec le site refugies-ukraine.fr.

La récente émergence du compte instagram @urgencehumanitairefr a attiré notre attention à plusieurs égards. Bien qu’il présente les apparences neutres d’une ONG, la première vague d’inscrit.es réunit en essaim serré presque tous les mouches à merde de l’alvarium qui y vont de leur like. La coloration « identitaire » est également donnée par les rares abonnements du compte : Solidarité Arménie, émanation directe de l’alvarium domiciliée dans leur local ; Solidarité Kosovo association satellite des Identitaires fondée en 2004 pour venir en aide aux Serbes du Kosovo ; SOS Chrétiens d’Orient, le projet le plus connu de la galaxie d’extrême-droite désormais sous le coup d’une enquête pour complicité de crime contre l’humanité ; et enfin, SOS Calvaires, association de sauvegarde du petit patrimoine catholique qui cache de moins en moins son engagement réactionnaire et ses affinités zemmouroïdes. A noter que cette association qui cherche à essaimer et sur laquelle nous avons déjà fait le point est elle aussi née en Anjou.

D’un point de vue administratif des indices pointent vers un projet étroitement lié à l’alvarium. L’association à l’intitulé très consensuel, déclarée en janvier 2022 à Angers, édite le site en construction : refugies-ukraine.fr.

 

S’il présente une apparence lisse, le vernis humanitaire craque par exemple à l’évocation des « membres de la même famille européenne que nous ». La directrice de publication est Thérèse Beauvais, une des suppléantes de Jean-Eudes Gannat lors d’une des risibles participations de celui-ci, en 2021, au cirque électoral sous l’étiquette officielle de l’alvarium. Notre clown y a ramassé une tôle ainsi qu’une peine d’inéligibilité de 6 mois.

En analysant d’un peu plus près ce site internet nous découvrons que le nom de domaine du site a été acquis par l’entreprise Omni Raise, domiciliée à Redon.

Cette entreprise est liée à Tristan Mordrelle, spécialiste de la levée de fonds mais surtout connu pour ces accointances avec les milieux révisionnistes et néo-nazis. Ce néo-païen convaincu a dernièrement rejoint en toute discrétion l’équipe de campagne de Zemmour pour aider à la collecte de financements. L’apparition de ce nom sulfureux dans le paysage d’Urgence Humanitaire pose question sur les intentions sous-jacentes du projet. Assistons-nous à la naissance d’une nouvelle pompe à fric de l’extrême-droite ? Surtout qu’à peine née, Urgence Humanitaire s’auto attribue une mission d’intérêt général et s’octroie le droit de produire des reçus fiscaux qui ouvrent à réduction d’impôt. Encore une fois, l’état va subventionner indirectement l’extrême-droite. Pour finir, alors que Zemmour a affirmé être contre l’accueil en France de réfugié.e.s d’Ukraine, Tristan Mordrelle s’engage dans un projet qui va (en apparence) à l’inverse. L’extrême-droite radicale fait preuve d’une « souplesse » idéologique indécente.

Mais c’est l’ensemble de l’équipe d’Urgence Humanitaire qui, à force de grands écarts, risque le claquage. En premier lieu Jean-Eudes Gannat qui bavassant sur Facebook avance que « le problème n’est pas « le régime de Poutine » auquel nous n’avons aucune leçon à donner. Le problème c’est la guerre dont il faut résoudre les causes et atténuer les conséquences […] ». Jean-Eudes Gannat veut bien aider les ukrainien.ne.s mais il ne faudrait pas en tenir rigueur à ce brave Poutine qui après tout n’y est pour rien dans cette guerre ? Le mot paradoxe n’est pas assez fort pour définir un (dé)raisonnement aussi claqué. A la fois qu’attendre de quelqu’un qui est allé en Syrie en soutien d’un Bachar al-Assad qui s’est maintenu au pouvoir notamment grâce à l’aide de Poutine ?

On passera très vite sur le membre et mécène illuminé de l’alvarium : Axel Levavasseur. Celui qui leur met gracieusement à disposition des locaux s’affiche aux côtés de Douguine, l’idéologue des néo-eurasianistes qui a forgé un discours qui a en partie influencé Poutine dans son dessein d’envahir l’Ukraine. Là encore, les ukrainien.ne.s apprécieront ce genre de « soutien ».

Axel Levavasseur, mécène de l’alvarium et l’idéologue d’extrême-droite Alexandre Douguine

Fin mars, une « mission » d’Urgence Humanitaire navigue entre la Pologne et Lviv. On y retrouve les habitués des voyages de Solidarité Arménie dont Xavier Maire, alias Henri de la Marchandise. Passé par le Bastion Social, à l’origine du GUD Strasbourg et condamné pour des faits de violences lors des Gilets Jaunes, il semble être l’homme de terrain de l’opération. Jean-Eudes Gannat l’a aussi récemment rejoint. Comme il se doit le déplacement est surtout utile pour fournir des supports à la communication générale de cette clique. Il est notable que leur unique camionnette a fait une escale à Hayange où selon le Républicain Lorrain les « trois bénévoles de l’association angevine » ont été accueillis et ont bénéficié du soutien du maire RN Fabien Engelmann. C’est à la fois peu surprenant de la part de l’instigateur de la très identitaire fête annuelle du cochon mais ce genre d’exposition aux côtés de Xavier Maire/Henri De La Marchandise, membre de divers groupes fascistes dissous, ne va pas dans le sens de la normalisation politique voulue par Marine Le Pen et rappelle que derrière la vitrine proprette, l’arrière boutique pue toujours autant le renfermé.

le maire d’Hayange Fabien Engelmann avec Xavier Maire à sa droite

On comprend que de manière encore embryonnaire, Urgence Humanitaire veut être la plateforme qui va permettre aux fascistes de l’alvarium et à quelques autres associé.e.s de mutualiser leurs divers « «projets humanitaires » afin de s’offrir une plus grande surface sur internet et rationaliser leurs outils. La présence de Tristan Mordrelle connu pour ses réseaux et sa capacité à lever des fonds n’est pas anodine bien que les contours exacts de son implication restent flous. A l’opposé de toutes les vraies structures humanitaires parions que l’opacité sur les sources de financements et leurs usages sera de mise. Quelle part sera utilisée pour faire fonctionner l’association ? On peut poser la question, gageons qu’elle restera sans réponse. L’important dans ce projet n’est pas l’aspect de soutien aux population, l’opportunisme idéologique des fascistes en est la preuve. Il leur importe ici de développer leur réseau, d’offrir une apparence de respectabilité, aspirer des fonds et des contacts. Tout ceci n’est qu’une mise en scène cynique de plus, les réfugié.e.s ukrainiens.ne. ayant pour les cadres mentaux étroits de nos racistes différentialistes l’avantage d’être blanc.he.s et chrétien.ne.s. Les escrocs d’extrême-droite profitent de la guerre et instrumentalisent la souffrance de tout un peuple pour leur plus grand intérêt.

Le RAAF

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Boutons les fascistes hors de nos vies !

C’est avec une grande satisfaction que nous avons appris que, des larmes plein les yeux, le Rassemblement des Etudiants de (extrême-) Droite annulait sa cérémonie prévue ce 6 février au pied de la statue de Jeanne d’Arc.

Aux côtés d’organisations et collectifs locaux et régionaux nous avions appelé à empêcher ce défilé qui se place dans la plus pure tradition du décorum fasciste : majorité de jeunes hommes en rang, flambeaux, dépôt de gerbe avec une cocarde « A nos morts », discours du chef, etc. Cette horreur anachronique s’était déjà tenue à plusieurs reprises ces dernières années et c’était un de nos objectifs pour 2022 qu’elle n’ait pas lieu.

Ne boudons pas notre plaisir devant cette victoire. Le rassemblement de dimanche n’est plus nécessaire et, sans nier le risque élevé de répression, ce ne sont pas les interdictions de manifester de la préfecture qui guident notre choix tant elles deviennent récurrentes et prévisibles jusque dans leur timing.

Néanmoins, tout cela amène quelques questions et nécessite de tirer des enseignements.

Le RED, est la matrice qui a conduit à l’alvarium, cette coquille a souvent servi au groupuscule pour avancer masqué, notamment sur le campus de la fac de droit.  De matrice elle est devenue un variant bien pratique. En effet, l’alvarium est en cours de contestation de sa dissolution administrative auprès du Conseil d’État. En quête de respectabilité pour sauver les apparences ce n’est pas le moment pour elleux de faire des vagues. Comme d’habitude la ficelle est grosse et personne n’est dupe.

Nous prenons note que ces néo-fascistes voulant commémorer les morts des émeutes parisiennes antiparlementaire de 1934 prennent la peine de déposer leur manifestation auprès de services de la république. Quelle ironie ! Nous prenons également note que les services de la république n’y trouvaient rien à redire avant que les angevin.e.s et leurs soutiens ne se mêlent de cette histoire et construisent un rapport de force. Sans appel à manifester aurions-nous eu droit à une milice fasciste défilant en rangs serrés à la lueur des flambeaux protégée par la police ? Il semble que oui. Nous vous laissons tirer les conclusions qui s’imposent.

Nous constatons aussi qu’à Angers comme ailleurs le droit de manifester se réduit comme peau de chagrin. De manifestation de gilets jaunes, en cortège pour le droit au logement, en passant par les mobilisations syndicales ou dans les quartiers populaires l’exercice du droit de manifestation devient un sport de combat au sens propre. Les rues ne se limitent pourtant pas à des espaces marchands comme le souhaite publiquement le maire Christophe Béchu. Reconquérir des libertés politiques est un des chantiers urgents que notre camp social va devoir entamer.

Dans cette criminalisation du combat antifasciste, la préfecture et les pouvoirs locaux ont pu mettre à profit un certain nombre d’interventions médiatiques. Certains articles ont presque renvoyé dos à dos fascistes et antifascistes, comme s’il s’agissait d’une vulgaire histoire de bandes rivales violentes. Notre antifascisme est populaire et nous avons toujours veillé à impliquer le plus largement possible les angevin.es dans cette lutte. Nous nous battons pour une société plus solidaire et plus égalitaire. Les fascistes couinent de dépit en annonçant l’annulation de leur évènements alors que quelques jours auparavant ils menaçaient publiquement quiconque viendrait les défier. Comment prétendre à la déontologie journalistique quand ce simple travail de mise en perspective n’est pas fait ? Ce genre d’article n’a qu’une visée : ramasser du clic/vendre du papier. Ramener le combat antifasciste à un potentiel « affrontement au pied de la statue de Jeanne d’Arc » c’est jouer un jeu délétère d’une dépolitisation qui ne profite qu’à l’extrême-droite.

Heureusement, nous avons pu compter à nos côtés de nombreux soutiens locaux avec qui il va falloir prolonger le travail en commun et continuer à tisser des liens. Ce travail est d’une nécessité absolue à trois mois d’élections présidentielles dont les thèmes idéologiques semblent uniquement dictés par l’extrême-droite.

Quant aux antifascistes qui nous avaient assuré.es de leur présence, surtout celleux qui venaient de loin, nous les remercions chaleureusement ! La solidarité antifasciste ce n’est pas qu’un slogan.

Ce week-end nous serons vigilant.es à ce qui pourrait advenir aux abords de la statue de Jeanne d’Arc, nous savons bien que les fachos ont l’habitude d’agir caché.es et d’organiser leurs sordides commémorations en toute discrétion.

Boutons les fascistes hors de nos vies ! Angers solidaire et antifasciste !

Le RAAF

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Ne pas tolérer l’intolérable : mobilisons-nous !

Ces dernières années, chaque 6 février, les fascistes de l’alvarium avaient pris la mauvaise habitude de déposer une gerbe au pied de la statue de Jeanne d’Arc, avenue du même nom, pour commémorer « leurs morts » : ceux de l’émeute antiparlementaire d’extrême-droite du 6 février 1934, ainsi que l’exécution du collabo antisémite Robert Brasillach le 6 février 1945. Cette cérémonie prenait la forme d’une retraite aux flambeaux réunissant jusqu’à 30 personnes.

Cette date a toujours été d’une grande importance symbolique pour eux/elles. Cette année, l’alvarium (dont la dissolution est suspendue à leur recours auprès du Conseil d’Etat) via son faux-nez du RED (Rassemblement des Etudiants de Droite) cherche à se relancer en réorganisant cette cérémonie puante. Après toutes les violences, les dégradations, les intimidations racistes, sexistes, homophobes,etc., de ces 4 dernières années, il est pour nous hors de question que cet évènement ait lieu. Ce serait accepter la résurgence de la menace fasciste sur cette ville.

C’est pourquoi, nous appelons à occuper le terrain ce jour-là, afin de montrer notre détermination à lutter contre l’extrême-droite.

Retrouvons-nous dimanche 6 février 2022, à 17h, au pied de la statue de Jeanne d’Arc, avenue Jeanne d’Arc !

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Dissolution : comme un poison dans l’eau

A chaque crapulerie de l’alvarium (c’est à dire très souvent), des élu.e.s en appellent à une dissolution administrative de l’alvarium. Ce voeu est selon nous un mirage politique. Une solution de facilité piégeuse en ce qu’elle place l’État en ultime solution de recours face aux discours et aux violences fascistes. Ce dernier, on l’a vu avec Génération Identitaire ou le Bastion Social, se contente à bon compte d’attaquer la façade institutionnelle des groupuscules : statuts d’association, comptes bancaires, etc. Pourtant, « en même temps », ces dernières années, loin de lutter contre l’extrême-droite, l’État l’a constamment alimenté avec des politiques liberticides, sécuritaires, répressives. Il a normalisé de pans entiers du discours idéologique réactionnaire, par exemple en désignant en fonction de ses besoins un nouvel ennemi de l’intérieur. Songeons à la séquence politique sur le soi-disant islamo-gauchisme, qui n’est pas sans rappeler l’infâme catégorie « judéo-maçonnique » des années 30. Cela nous amène d’ailleurs à pointer que nous avons conscience que les foudres répressives peuvent à tout moment s’abattre sur notre camp social comme le cynisme de l’agenda politicien le réclame à intervalles réguliers. Quoi qu’il en soit nous avons retenu de nos années lycée que la dissolution est avant tout un procédé physico-chimique. Une importante et populaire mobilisation antifasciste est, pour nous, bien plus à même de faire reculer les fascistes. Voici une étude de cas, fruit de nos réflexions et recherches collectives qui tend à indiquer que le groupuscule angevin a déjà mis en place des parades à une dissolution administrative.

La pépinière de fascistes

En décembre 2018, les militants d’extrême-droite abandonnaient leur premier local aux abords du quartier populaire de Savary. Après ce fiasco, ils commencent à se réorganiser en vue de l’ouverture d’un nouveau lieu. Rapidement, celui qui s’avérera être le grand mécène de l’alvarium apparaît sur nos radars : Axel Levavasseur (LVV). Rejeton d’une famille de pépiniéristes et notables locaux, il donne lui-aussi dans le commerce de végétaux (par snobisme il dit «treesourcing »).

Politiquement il reste dans l’ombre car peu enclin aux apparitions publiques et dédaignant l’action militante, préférant descendre les rhums arrangés en ville. Avec le temps nous avons compris que si l’alvarium ne s’est pas écroulé sous le poids de ses multiples échecs c’est en partie parce que l’argent de LVV et quelques autres pallie à la faiblesse politique du groupuscule. C’est lui qui avait mis à disposition une parcelle sur la propriété familiale de Brain-sur-L’Authion, en périphérie d’Angers, pour que les fascistes fassent dépérir les légumes d’un soi-disant « jardin communautaire ». Un projet quasi fictif, qui à défaut de nourrir qui que ce soit alimentait la mythomanie de l’alvarium sur les réseaux sociaux. Depuis la supercherie a été dévoilée et le terrain est revenu à l’état de jachère. Mais bien avant l’échec cuisant du jardin, LVV, le grand ami du caporal-chef Jean-Eudes Gannat, nous était déjà bien trop familier.

 

Axel Levavasseur butine les poubelles de l’histoire

Lors de l’ouverture de la première version de l’alvarium nous avions pu établir un lien entre le local et la création d’une association nommée « Nouveaux Sarments/Anjou Populaire » initialement domiciliée à Niaffles (53) au domicile de la famille Gannat. Cette fois en 2020, nous découvrons une association dénommée « Les butineurs de l’anjou ».

Un nom qui masque mal ses affinités : pour mémoire, en latin alvarium signifie « ruche »… Voilà donc apparaître une association qui n’a rien à voir avec l’apiculture et dont l’objet est lourd de sous-entendus identitaires. Aussi, un des buts affichés est de « Tenir un local associatif ». Nous ne sommes pas surpris.es de voir apparaître dans le bureau de l’association Axel Levavasseur en tant que président, il est épaulé par un inconnu : Mehdi Houfani.

 

Retraite anticipée

La création de cette association fait apparaître l’évidence. Si c’est toujours « Anjou Populaire » qui sert de vitrine légale au groupuscule, alors en cas de coup dur tel une dissolution, on déduit que l’alvarium compte probablement organiser un repli administratif avec les « butineurs ». Grâce à cette grossière parade, les fascistes pourront sauver l’essentiel : leur local. En propriétaire bourgeois sûr de son bon droit, LVV continuera son parrainage malfaisant. Tout est prêt : une association dont il est président et domiciliée dans sa propriété de la rue du Cornet, c’est à dire dans les actuels locaux de l’alvarium. L’association dispose évidemment d’un compte en banque tout prêt à accueillir les dons et relancer la pompe à fric du groupuscule. Certes l’alvarium ne pourra plus exister sous ce nom mais, comme à Lyon où la dissolution de GI n’a pas fait cesser la violence d’extrême-droite, les fascistes angevins disposeront eux aussi toujours de leur outil de nuisance le plus important, un local. Leur existence politique sera malmenée un temps (satisfaisant au passage leur insatiable désir de martyr) mais pas autant que la vie des habitant.e.s de cette ville. Sans compter que même si leur projet de salle de baston, impasse des Petits-Pères (à deux pas de la rue du Cornet) est compromis dans son aspect public, ils disposent là d’un lieu de repli dont une partie du montage juridique reste à éclaircir. A moins que « les butineurs » ne jouent là aussi leur rôle ?

 

Quand la bourgeoisie angevine subventionne le fascisme

L’engagement de LVV est si entier que de toutes évidences le paiement d’un loyer par l’alvarium est hors-sujet. Un local comme celui de la rue du Cornet, dans une ville prise de fièvre immobilière, représente une dépense mensuelle conséquente. Pourtant l’alvarium depuis des mois et des mois ne propose pour ainsi dire rien en terme d’activités à même de ramener des fonds. On touche un trait familier de l’hypocrisie des fascistes angevins qui aboient constamment contre « l’assistanat » depuis leur position d’enfants gâté.e.s déconnecté.e.s des réalités sociales. Faites-ce que je dis, pas ce que je fais, on connaît le refrain. Cette collusion d’une frange de la bourgeoisie angevine avec elleux est inquiétante, et bien que symptomatique le cas LVV n’est pas isolé. Cette alliance doit être dénoncée et combattue. En tant que révolutionnaires, nous essayons de transformer la société et cela fait que les intérêt de notre classe se retrouvent en contradiction avec les leurs. Voila pourquoi la possible dissolution de l’alvarium reste un détail pour nous.

 

L’espérance de la disparition du problème alvarium par une mesure administrative ne résiste guère à l’épreuve des faits. C’est une méthode à classer parmi les « fausses bonnes idées » car le socle de l’action de l’alvarium ne repose pas sur l’existence d’une association déclarée, mais bien sur les liens avec tout un tas de notables aux idées tout aussi rétrogrades, comme nous l’avons démontré à de nombreuses reprises. Et tant que ces personnes continueront de soutenir (notamment financièrement), sans être gênées, des initiatives xénophobes et nationalistes, l’Anjou continuera d’être pollué des mouvements politiques d’extrême-droite, quel que soit le nom qu’ils portent. Car l’alvarium n’est qu’un groupe militant dans un réseau bourgeois et/ou catholique intégriste. En définitive, ce que nous devons atteindre, ce sont des conditions qui permettent au plus grand nombre de s’engager dans une résistance quotidienne, simple à mettre en œuvre et radicale face à l’extrême-droite, tout en conservant un maximum d’autonomie vis à vis des institutions. Et pour nous, seule cette mobilisation populaire forte amènera une résolution satisfaisante du problème fasciste qui sévit à Angers. Cette voie a déjà amplement fait ses preuves et nous allons continuer de la tracer avec vous.

Fermons l’alvarium.


Cadeau bonus : une mauvaise troupe

Rencontre avec un menteur

Nous profitons de votre attention pour défaire encore un peu plus la propagande de nos apprentis fascistes. Le butineur Mehdi Houfani, qui ne nous disait rien alors, s’est rappelé à nos souvenirs lorsque son prénom et son visage sont apparus dans une vidéo geignarde de l’essaim des mouches à merde. Elle prend la forme d’un (inter)minable travelling centré sur Mehdi Houfani marchant dans la rue. Une voix off se lamente sur son sort. Pensez, il ne peut aller et venir aux abords de son lieu préféré l’alvarium, sans être inquiet de la violence qui règne à l’égard des pauvres nationalistes comme lui ! Vaine inversion de la culpabilité tant il est pénible de rappeler qui sont ceux qui défraient la chronique judiciaire par leurs violences récurrentes qui restent le plus souvent impunies. Mehdi Houfani est un habitué des rangs de l’extrême-droite. Juriste en droit des affaires, en plus de prêter son nom aux « butineurs », il travaille chez Alexandre Guignache (cabinet Ilion Avocats). Un peu girouette ce dernier s’est présenté sur une liste FN notamment. Le scénario de la vidéo devient cocasse quand on sait qu’il réside à Gentilly, à quelques 300 kilomètres d’Angers. Se promener le soir aux abords de l’alvarium ne revient donc pas trop souvent dans le quotidien de Mehdi Houfani. Notre homme d’une nature très anxieuse, se révèle surtout être un fieffé menteur. Ne boudons pas notre plaisir de voir le décor de carton-pâte de l’alvarium s’effondrer sur le mauvais acteur Mehdi Houfani ! Décidemment, chaque évènement confirme un peu plus que la communication de l’alvarium n’est QUE mensonges.


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