Alvarium arrangé !

27/01/18 – 15/12/2018

Où comment les fafs se réveillent avec la gueule de bois après avoir volé « de défaite en défaite jusqu’à la victoire de la défaite » (1).

Moins d’un an après son ouverture, le local néo-fasciste angevin de l’alvarium met la clé sous la porte. N’attendons pas que le cadavre refroidisse pour pratiquer une autopsie méticuleuse. Le texte qui suit cherche à tirer les enseignements d’une lutte où nous avons rapidement perçu qu’une issue heureuse serait possible à la condition d’une appropriation large et au travers de modalités d’action diverses. Fort heureusement, cet engagement protéiforme a eu lieu. Même si nous avons porté notre part du fardeau, le RAAF n’a pas été le seul acteur de cette lutte, nous en avons pleinement conscience. Notre ambition consiste ici à cerner la dynamique générale qui a participé à la destruction du projet physique de « communauté » porté par les fanatiques du modèle italien néo-fasciste Casapound bricolé à la sauce catho-tradis.

Ce sur quoi il ne faut pas compter

Avant d’analyser ce qui a pesé en faveur de la fermeture, il convient de pointer les acteurs institutionnels qui, à tous les niveaux, ont eu une attitude légère voire complaisante envers l’essaim de mouches à merde. La préfecture s’est tenue au-dessus de la mêlée, communiquant au compte-goutte sur la question mais faisant preuve d’un déploiement de forces de police ahurissant de disproportion lors de la première manifestation du 24 février. Fait révélateur, bien que classique, la police protégeait l’alvarium en faisant face aux manifestant-e-s pendant que les fascistes paradaient dans leur dos (jusqu’à ce qu’un flic leur intime de regagner la niche). Aussi, à plusieurs reprises, nous avons constaté aux abords de l’alvarium la présence d’équipages de police en faction.

La mairie a fait preuve d’une relative complaisance et son action n’est guère allée au-delà de l’adoption d’un vœu (pieux) proposé par l’opposition en conseil municipal le 28 mai, soit quatre longs mois après l’ouverture du local. Une commission de sécurité limitant à 19 personnes la jauge du local aura été le summum de la radicalité de nos édiles. Cette position de retrait n’est guère surprenante puisque la majorité municipale compte au moins deux élus issus de la frange la plus réactionnaire de la droite. L’un d’eux reste adhérent à Sens Commun, l’émanation politique de La manif pour tous. Qui plus est, la tentation a été forte de renvoyer dos à dos fascistes et antifascistes, comme si la question de l’implantation d’un local d’extrême-droite dans un quartier populaire ne concernait pas les élu-e-s et qu’il s’agissait là d’un épiphénomène impliquant deux bandes rivales. Pour contrer ce discours réducteur, il a fallu marteler aux angevin-e-s que le fascisme n’est pas une opinion comme les autres et que le combat contre l’alvarium nous concernait tou-te-s.

Une des caractéristiques de la lutte contre l’alvarium a donc été la propension de chaque acteur de poid à se défausser sur les autres. La préfecture renvoie la mairie à ses responsabilités. La mairie en appelle à la toute-puissance de l’état afin de rétablir l’ordre public. A un moindre niveau, l’agence immobilière Foncia marmonne sans cesse qu’elle est dépendante des décisions du syndic, le propriétaire complaisant se garde bien de se dévoiler, etc. Tout le monde se passe la patate chaude et attend qu’un autre fasse le premier pas, au mépris des voisin-e-s et habitant-e-s du quartier. Une nouvelle fois le RAAF a eu confirmation, qu’en matière d’antifascisme, il ne faut rien attendre d’autre des institutions qu’un bal de faux-culs qui avancent d’un pas pour reculer de deux.

Ce qui a pesé positivement

Le long travail de renseignement (2) mené en amont par le RAAF a été crucial. Bien connaître des militants qui n’en sont pas à leurs premières frasques permet de rapidement jauger le rapport des forces en présence. Savoir dès l’été 2017, que Baudoin Le Nalio était locataire du 85 avenue Pasteur a permis, par recoupement et élimination, de dévoiler avant même l’officialisation du lieu (le 27 janvier 2018) l’adresse exacte de l’alvarium. Cela évite de se réveiller abasourdi à l’annonce de l’ouverture d’un local néo-fasciste et de vite pouvoir passer à l’action.

L’alvarium et ses déconvenues ont fait les choux gras de la presse locale. La masse de renseignements méticuleusement accumulée nous a offert une position confortable vis-à-vis d’une presse quotidienne régionale en demande. En effet, elle ne dispose pas de connaissance fine de tout le pan de l’extrême-droite qui agit en dehors du champ institutionnel.

Il faut aussi souligner l’importance des médias militants qui travaillent sur l’extrême-droite. Un portail comme La Horde permet une expression exempte du filtre journalistique ainsi qu’une mutualisation rapide de l’information. Cela permet de produire les analyses indispensables issues de ce travail de collecte d’informations éparses qui parfois semblent même triviales. Soit dit en passant, à l’avenir, une plus forte coordination des groupes antifascistes nous semble indispensable. Nous n’en ferons pas l’économie si nous voulons faire face à la montée de l’extrême-droite à laquelle nous assistons en France et un peu partout dans le monde.

Le RAAF a pu bénéficier d’un soutien massif lors de ses appels à manifester. La liste des organisations et collectifs qui appelaient à manifester le 24 février contre l’alvarium est large (3) et présageait d’une mobilisation importante. Pour jauger du soutien dont nous allions bénéficier dans cette lutte à venir, il était nécessaire de commencer par organiser une manifestation qui dépasserait l’habituel public strictement militant. Grosse réussite ! Celle-ci a rassemblé 600 personnes dans les rues de la ville et nous a permis d’entamer notre campagne d’actions en confiance car porté-e-s par un vrai soutien populaire.

Nous avons également pris acte qu’il fallait ménager les appels à manifester pour faire au moins à chaque fois aussi bien. Une pression constante sur l’alvarium venue de toutes parts a reposé sur une grande variété des modes d’intervention. Rassemblement devant la mairie, banderoles sous leurs fenêtres à plusieurs reprises pour réaffirmer notre volonté de fermer le local, action en commun avec Alternative Libertaire où nous avons rebaptisé un square à deux pas de l’alvarium du nom de notre camarade Clément Méric, diff’ de tracts aux habitants du quartier et aux voisin-e-s dans l’immeuble du 85 avenue Pasteur, etc. : rien n’a été négligé. Une forme de harcèlement constant a été indispensable pour faire rendre gorge à l’alvarium.

C’est là qu’il nous faut louer la diversité des modes d’action. En menant une opération de peinturlurage nocturne de leur façade en rouge vif, certain-e-s ont permis de stigmatiser les militants d’extrême-droite aux yeux de toute la ville. La honte leur a collé aux basques puisque la façade est restée défigurée plusieurs mois et que les graffitis vengeurs s’y sont multipliés poussant certain-e-s esprits à la baptiser la « maculée conception ».

Des opposant-e-s au local ont aussi su se décaler et pourrir les membres de l’alvarium jusque chez eux. Là encore cette forme de stigmatisation a opéré à plein sur des fachos parfois peu à l’aise avec leurs convictions lorsqu’il s’agit de les assumer publiquement et en dehors de la protection de la bande. A tel point que certains ont décidé de ne plus apparaître publiquement alors que jusqu’à présent l’impunité était de mise. Ainsi, ils avaient fièrement posé en groupe après avoir intimidé une AG d’étudiant-e-s de la fac de droit à Saint Serge. Quelques mois plus tard, certains visages de la fameuse photos étaient désormais floutés. Respectabilité et fascisme ne font pas bon ménage.

Tout cela prouve que la lutte a été prise à bras le corps par des militant-e-s nombreux et aux approches variées. Il est certain que les fafs ont perdu pied face à des adversaires imprévisibles et que cela a contribué à briser leur dynamique. Avec un lieu et des militants ostracisés, le projet de l’alvarium a été soufflé avant même d’avoir décollé. Même les plus jeunes, intéressé-e-s par l’aspect « culturel » (boire des coups entre blancs de bonne famille) qui auraient pu faire de futures recrues ont tôt fait de déserter les lieux. Sans doute les parents ont-ils craint pour leur progéniture. Gardons à l’esprit qu’à part d’innombrables beuveries, le local n’a organisé guère plus de 4 ou 5 soirées politiques. Et encore, nous comptons les 2 interventions calamiteuses de J.-E. Gannat qui ressert à une audience clairsemée son voyage en Syrie aux frais de Bachar. Quant aux « maraudes » pour venir en aide aux « SDF français », les militants de l’alvarium n’ont pas risqué la tendinite à mener de pures opérations de communication aussi vides de sens que les sacs de denrées distribués.

Il faut enfin souligner que l’implantation dans le quartier a pesé lourd. La connaissance préalable de certain-e-s militant-e-s associatifs ainsi que les liens tissés rapidement avec certain-e-s habitant-e-s et des commerçant-e-s du quartier ont permis aux militant-e-s antifascistes de travailler sereinement dans le quartier. De notre côté, nous pouvions informer les habitant-e-s sur l’alvarium et ses membres et réciproquement rien des affres subies par les fafs ne nous échappait. Croyez-nous, le bouche-à-oreille est presque aussi rapide que les réseaux sociaux. Il est évident que nous nous sommes parfois heurté-e-s à une certaine forme de réticence bien naturelle à notre égard. Il a aussi fallu un petit moment pour que la peur cède la place à une vraie défiance vis-à-vis des fafounets. Défiance qui a parfois mené à la confrontation physique.

Le contexte national et les causes internes de l’échec de l’alvarium

2018 aura été l’année où le GUD a tenté de se donner un nouveau visage au travers d’une volonté d’implantation de locaux de son « Bastion Social ». Des implantations ont eu lieu à Lyon, Strasbourg, Marseille, Clermont-Ferrand, etc. avec plus où moins de succès. L’opposition antifasciste a été vive. Après une courte sidération, le panel des actions organisées un peu partout contre ces locaux a entraîné une émulation. Chaque collectif local piochait et s’inspirait du travail politique des camarades antifascistes de l’hexagone. Il faut noter que l’alvarium a voulu jouer cavalier seul et malgré ses relents fétides, le groupe ne s’est pas rattaché à l’étiquette « Bastion Fécal ». Nos fiers catho-tradis rechignaient à s’associer à une frange « athée » de l’extrême-droite. De fait, ils se sont coupés d’une dynamique qui paraissait prometteuse en ce début d’année 2018 et se sont tirés une balle dans le pied.

Notre petite clique fasciste a toujours eu un fonctionnement de « bande » plus que de groupe politique. Certains se prennent pour des hooligans et préfèrent la confrontation et parader en ville. Cette logique de rue est usante et rien de constructif ne peut en sortir. Le projet de « communauté sociale » trop contraignant de l’alvarium amène forcément des tensions à la longue. La routine aride du travail social entre en contradiction avec la perception romantique du militantisme de nos jeunes bourgeois. Et puis, il ne faut pas négliger que certains traînent des casseroles. Paul-Alexis Husak, alors mineur, a été arrêté à Calais lors de la tentative de blocage de la ville par Dégénération Identitaire.

Il a encore récemment été convoqué au commissariat après avoir lancé une chaise sur des manifestant-e-s. Nous en passons des meilleures. François-Aubert Gannat est en attente du délibéré en appel pour une des deux affaires pour lesquelles il a été condamné. Les fascistes à la petite semaine découvrent que, malgré leur extraction sociale, l’impunité n’est pas absolue, surtout lorsqu’il s’agit de rechercher un emploi… Si on ajoute à ce tableau un chef de bande (dénomination plus juste que « porte-parole ») instable, narcissique et à l’âme de martyr, qui prend rarement les bonnes décisions, qui la joue seul contre tous en s’attirant des inimitiés jusque dans son propre camp politique, qui tweete avec la vivacité et la finesse de Trump, vous conviendrez que leur plus grosse faiblesse est interne et qu’elle se nomme absence d’intelligence collective.

Rapidement, suite aux actions antifascistes qui ont contribué à vider le local, la question financière est devenue centrale pour la survie de l’alvarium. Clairement, l’auto-financement n’a jamais marché. Les tentatives d’appel public à financement et le faible écho rencontré ont signé le délitement d’un projet initial grandiose.

A moyen terme aussi la perspective s’assombrissait : lancement d’une procédure d’expulsion locative pour 2019, perte d’énergie engendrée par les demandes de mise en conformité en vue de l’accueil du public, cohabitation dans un appartement d’un projet collectif qui est aussi le lieu de vie d’un militant, (Baudoin le Nalio aura vécu plusieurs mois volets baissés, terré comme une bête traquée), fonctionnement affinitaire qui vire à la consanguinité. La liste des ennuis prévisibles et ingérables est longue !

L’échec était si patent que beaucoup croyaient l’alvarium déjà fermé. C’était déjà une petite victoire pour nous même s’il était impensable de s’en contenter.

Rester sur la brèche

S’ils sont si nuls, vous pourriez nous rétorquer qu’il n’y a qu’à les laisser patauger dans leur misère intellectuelle. Le hic c’est que le plus souvent la bande agit de manière détournée en se donnant un jour présentable sur les réseaux sociaux et en multipliant les associations/collectifs amis qui leur permettent d’avancer masquer. Ainsi en va-t-il de leur projet de « jardin communautaire » ou de leurs vaines tentatives d’implantation dans le mouvement des gilets jaunes. Leur enjeu majeur aujourd’hui s’ils ne veulent pas disparaître est de recruter au moins quelques nouveaux militant-e-s. Nous gardons aussi à l’esprit que leur fonctionnement en meute peut conduire à des violences physiques de rue comme cela a été trop régulièrement le cas à Angers où Nantes. De plus, le groupe reste facilement corvéable pour jouer les petites frappes, par exemple en servant de service d’ordre improvisé lors des soirées du Cercle Anjou Conférences.

Nous gardons à l’esprit que le consensus antifasciste a joué en notre faveur sur le quartier populaire de Savary, même si pour nous cet avantage n’est pas un acquis éternel. Notre responsabilité est aussi de travailler à reconquérir une forme d’hégémonie culturelle que nous pensons avoir perdue. Il s’agit d’éviter de s’enfermer dans des postures antifascistes préconstruites et trop peu questionnées. L’antifascisme c’est l’affaire de tou-te-s, que ce soit au sein des syndicats, des mouvements politiques, des assos de quartier, des clubs de sport ou dans sa vie quotidienne. En conséquence gardons-nous de devenir des prestataires de service attitrés à la chasse aux fafs.

En attendant, ne gâchons pas notre plaisir, congratulations à tou-te-s les acteurs de cette victoire. Chantons en choeur : On a fermé l’alvarium !

1 – Petite rectification du slogan floqué sur les tee-shirts de l’alvarium et manifestement sorti de l’esprit enclin à la martyrologie de J.-E. Gannat : « De défaite en défaite jusqu’à la victoire ! »

Retour

2 – Par renseignement, nous n’entendons rien d’autre que la récolte et la compilation d’infos le plus souvent « offertes » publiquement par les fascistes. Ne fantasmez aucune barbouzerie.

Retour

3 – Alternative Libertaire 49, Le Cercle, Le Cri des Caves, Coordination Pas Sans Nous 49, Collectif Émancipation, CNT 49, Collectif de Soutien Aux Sans-Papiers 49, Ensemble 49, France Insoumise 49, FSU 49, Jeunes Communistes 49, Liberté Égalité Animale 49, Nouveau Parti Anticapitaliste 49, Nuit Debout Angers, PCF 49, Réseau Angevin Antifasciste, Rudy’s Back, UNEF Angers, UNL Angers, Union Syndicale Solidaires 49, des individu·e·s.

Retour

Posted in Actualité locale, Actualité nationale | Tagged , , , , , , , , , | Leave a comment

Gilets jaunes : protégez-vous des taches brunes !

Depuis quelques jours, les mouches à merde de l’Alvarium multiplient les tentatives pour s’incruster dans le mouvement des gilets jaunes.

Déçus de ne pas avoir réussi à tenir un lieu ne serait-ce qu’une année, Jean-Eudes Gannat et sa clique s’essaient maintenant à la récupération politique.

Continue reading

Posted in Actualité locale, Actualité nationale | Tagged , , , , , , , , , , | Leave a comment

Anjou Patrimoine : un héritage d’extrême-droite

Ces derniers jours, une polémique occupe les pages saumuroises de la presse locale. La mairie étudie la possibilité d’octroyer un bail pour l’usage d’un édifice catholique désaffecté, la Chapelle Saint-Jean. Le groupe V&B aimerait y installer un débit de boisson. Le nom très douteux de « Levrette Café » a un temps été avancé.

Depuis quelques semaines une association nommée Anjou Patrimoine se formalise et c’est elle qui mène la fronde contre ce projet. Quelques tracts ont été diffusés, les journalistes contactés et surtout une pétition a été mise en ligne sur Change.org. Elle compte à ce jour un peu plus de 2600 signatures.

En substance, les arguments avancés contre le projet sont de deux ordres. D’abord, ce collectif juge infamant de destiner un ancien lieu de culte à des soirées alcoolisées, sous-entendu à la débauche. L’artillerie lourde est vite dégainée, le chapeau introductif de la pétition est le suivant : « Maman, Papa, qu’est-ce que ça veut dire, Levrette ? » Attendez-vous à ce que vos enfants vous posent cette question !. Le tout est appuyé par la mise en avant de captures d’écran de la promotion suggestive usitées par les autres « levrette bars » du groupe.

Le second argument est d’ordre économique. Avec des accents poujadistes Anjou Patrimoine exprime une inquiétude par rapport aux autres commerçants locaux qui ne bénéficieraient pas d’autant de largesse que le groupe V&B de la part des élus locaux.

Créée en septembre, l’association se présente comme une simple association de vulgarisation historique ou mémorielle : visite commentée de la cathédrale d’Angers ou commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918. La rhétorique fait tiquer sur ce dernier événement qui se présente comme un « hommage à nos morts ». « Nos morts » : un chauvinisme qu’on espérait révolu.

Inutile de tourner autour du pot. Bien que se présentant comme apolitique, Anjou Patrimoine est une nouvelle expression de l’extrême-droite la plus réactionnaire en Maine-et-Loire.

Pour s’en convaincre, il suffit de dresser le portrait peu flatteur de celui qui est à l’origine de l’association : Alexandre Rivet. Laissons le journal auquel il participe activement le présenter : Né en 1991, il fait partie de la jeune garde de Présent ! Recruté comme correspondant local, il écume donc sa belle région du Nord-Pas de Calais pour rapporter informations, entretiens et photos. […] Il aborde parfois ses thèmes de prédilection que sont la religion et la politique, mais aussi le sport et le cinéma. En plus de Présent, il œuvre pour la réinformation en travaillant pour TV Libertés et en prenant la parole lors de réunions publiques.

Du côté du RAAF, on trouve que le CV de ce jeune homme qui vient de s’installer en Anjou est bien chargé. Il est donc un collaborateur très actif de Présent. Présent c’est la revue qui représente le courant national-catholique au sein de l’extrême-droite française. Historiquement, la revue est proche du courant « tradi » de la Fraternité Saint Pie X si déplorablement implantée par ici. Présent ce sont de multiples condamnations et d’éternelles et soporifiques diatribes contre-révolutionnaires et/ou antiféministes, c’est une exaltation de « l’oeuvre restauratrice » du Maréchal Pétain, c’est aussi depuis 2014 une revue qui fait des appels du pied pressant à l’extrême-droite non catholique des identitaires.

Alexandre Rivet cherche pourtant à présenter un visage aimable, c’est son intérêt, lui qui tient un charmant petit gîte à quelques kilomètres de Saumur, au nord de La Loire. Pourtant son parcours militant comporte de nombreuses taches, comme sa participation en tant que « journaliste » à TV Libertés la chaîne nationaliste et identitaire qui compte dans ses rangs d’anciens cadres du FN comme Le Gallou qui avait tenu conférence à Angers l’année passée.

D’ailleurs, Alexandre a vite noué des amitiés locales. Il ouvre tout récemment les colonnes de Présent à Jean-Eudes Gannat, le « porte-parole » autoproclamé de l’alvarium, qui s’épanche sur l’épaule de son nouvel ami dans un article de haute tenue humoristique.

Quoi qu’il en soit, il nous semble important de montrer qu’Anjou Patrimoine n’a rien de l’association de simples « citoyens » désintéressés épris de patrimoine local et prompts à le défendre. Nous avons affaire à des militants d’extrême-droite aguerris de la mouvance catho-tradi qui entretiennent la confusion pour arriver à leurs fins. Anjou Patrimoine sort directement des poubelles de l’histoire, et il faut l’y remettre rapidement. Affaire à suivre.

Posted in Divers | Leave a comment

Concert + Conférence !

En guise de conclusion reportée du festival « à l’ouest mais toujours antifascistes », le Réseau Angevin Antifasciste organise deux évènements :

Vendredi 30 novembre – 20h30
Concert Hip-Hop avec Cerna, H.P.S et Skalpel

Samedi 1er décembre – 16h00
Conférence « Comprendre l’extrême-droite » par nos camarades du portail antifasciste La Horde

Les deux évènements sont à prix libre et se dérouleront à l’Etincelle (56 boulevard du Doyenné – Angers)

Posted in Actualité locale | Tagged , , , , , | Leave a comment

Pour le Réseau Angevin Antifasciste, le combat continue.

Le RAAF tire un bilan positif des soirées qui se sont tenues lors du festival antifasciste. Ce fut l’occasion d’avoir des débats intéressants sur l’implication de l’extrême droite dans la lutte contre le droit à l’IVG, la collusion de celle-ci avec certaines forces de l’ordre, ou encore sur les origines et le rôle du racisme institutionnel comme facteur de division des opprimé-e-s.

En ce qui concerne la manif du 22 septembre regroupant environ 400 personnes, le Raaf regrette de ne pas avoir atteint les objectifs qu’il s’était donné. Nous veillerons aussi à offrir notre soutien aux éventuelles personnes inculpées lors de cette journée de mobilisation.

Quoi qu’il en soit, le Raaf continuera à dénoncer la responsabilité des politiciens et des responsables institutionnels qui ne font rien contre le local fasciste l’Alvarium qui est bien à l’origine des tensions sur Angers.

Posted in Divers | Leave a comment

Annulation de la soirée…

La manifestation que nous voulions festive s’est dans l’ensemble bien déroulée jusqu’à son terme devant la mairie. Suite aux actions menées par d’autres après notre manifestation, nous vous annonçons que, malheureusement, la conférence et le concert de ce soir sont annulés car les conditions ne sont pas réunies pour une soirée sereine et festive, comme nous l’envisagions.

Néanmoins ce festival a été un succès tout au long de la semaine aussi bien en ce qui concerne l’affluence aux soirées que par la qualité des échanges, c’est pourquoi nous ne voulons pas finir sur un rendez-vous manqué.

C’est donc partie remise pour la soirée de clôture du festival. Nous vous tiendrons informé-e-s au plus vite ! Nous tirerons alors ensemble le bilan de cette mobilisation à tête reposée.

D’ici là, prenez soin de vous et merci de votre soutien !

Le RAAF

Posted in Divers | Leave a comment

Hommage à Clément Méric

Aujourd’hui, vendredi 14 septembre, est attendu le verdict du procès des assassins de Clément Méric. Pour montrer notre soutien à sa famille et à ses proches, pour rappeler qu’aujourd’hui comme hier, l’extrême droite tue en France et ailleurs, nous, militant·e·s du Réseau Angevin Antifasciste et d’Alternative libertaire 49 avons renommé le square Alexis Carrel* Place Clément Méric.

Parce que l’extrême droite tue.

Parce que nous continuerons à faire vivre les combats de Clément pour un monde plus solidaire débarrassé de toutes les oppressions et dominations.

Parce qu’à Angers comme ailleurs les fachos c’est nulle part, ni dans la rue ni au pouvoir.

Ni oubli, ni pardon.

Solidarité antifasciste.

Réseau Angevin Antifasciste – Alternative libertaire 49

*Alexis Carrel était un médecin collaborateur et pro-nazi. Une belle raclure. Ça fait un peu tâche un nom comme ça dans la douceur angevine, non ? Notons également que ce square est situé à deux pas de l’Alvarium. Le symbole était pour nous doublement plus fort.

Posted in Divers | Leave a comment

Du 17 au 23 septembre: Festival: À l’ouest, mais toujours antifascistes #1

Pour beaucoup, les mots « fascisme » et « fasciste » renvoient à une période historique passée et révolue – celle des années 30 – dont nous serions désormais à l’abri.

Pour nous, reléguer ces mots au passé ne fait qu’occulter et masquer une réalité les bases de cette idéologie nauséabonde se font de plus en plus présentes dans notre quotidien.

Si à chaque élection, la majorité crie victoire pour avoir empêchée le danger fasciste – à savoir le FN – d’accéder au pouvoir, peu semble prendre conscience que certaines de ses idées sont bien présentes – et ce depuis longtemps – dans les institutions. Depuis plusieurs décennies, on ne peut  que constater un durcissement des politiques, qui n’ont rien à envier à celles proposées par le FN et les groupes d’extrême-droite.

Comment peut-on qualifier autrement que de « politiques d’extrême-droite » les politiques menées depuis plusieurs années en matière d’accueil des exilé·e·s ?

Comment peut-on qualifier autrement que de « politiques d’extrême-droite » la répression subie par les militantes et militants des mouvements sociaux ?

D’ailleurs, les institutions et les milices d’extrême-droite savent très bien travailler ensemble – ou a minima les premières savent très bien fermer les yeux lors des actions de ces dernières. 

Les exemples sont nombreux mais nous pouvons citer cette expulsion à la Fac de Montpellier, fin mars dernier, lors du récent mouvement étudiant, par une milice d’extrême-droite soutenue par le doyen de la Fac de droit.

Nous pouvons également citer la très médiatique opération de Génération Identitaire, le 21 avril dernier, voulant stopper l’arrivée d’exilé·e·s au col de l’Échelle en toute impunité, malgré le caractère illégal de la chose,  pendant que des militant·e·s antifascistes, se retrouvent inculpé·e·s pour avoir aidé·e·s des migrant·e·s à poursuivre leur route en France.

Nous le savons, toutes ces politiques antisociales sont un terreau fertile pour la propagation des idées d’extrême-droite. Jouant sur la peur de l’exclusion et/ou des différences, certains discours visent à

diviser les individu·es. Ainsi, les salarié·e·s et chômeurs·euses se trouvent renvoyé·e·s dos à dos et le président n’hésite pas à faire de même entre les chemintot·e·s et les agriculteurs·trices, dans une perpétuelle chasse aux « privilégié·e·s ». 

Plutôt que de nous diviser, nous misons sur une réelle solidarité entre celles et ceux d’en bas, d’où qu’ils·elles viennent, et sur un antifascisme large incluant la lutte contre le racisme, pour l’égalité entre femmes et hommes et plus globalement contre toute forme de domination et d’oppression.

Afin de montrer que cet antifascisme est capable de mobiliser, nous vous invitons à Angers le 22 septembre 2018 pour une grande manifestation !

Le fascisme, c’est nulle part !

Ni dans les rues, ni au pouvoir !


Programme:

– Mardi 18/09 – 20h – L’Etincelle
Quand l’extrême droite s’attaque à l’IVG

Projection du documentaire « Avortement, les croisés contre-attaquent » Alexandra Jousset et Andrea Rawlins-Gaston livrent une enquête fouillée sur les réseaux européens opposés à l’IVG, leurs chefs de file, leur lobbyisme et leurs soutiens.
Suivi d’un débat en présence de militantes et de professionnelles du Planning Familial 49.

– Mercredi 19/09 – 20h – L’Etincelle
Les liens entre police et extrême-droite dans un état sécuritaire.

La question des violences policières s’impose comme l’un des enjeux de notre époque. Il ne se passe pas une semaine sans que la répression ne s’invite dans l’actualité, dans nos vies, dans nos luttes. Dans un système raciste et capitaliste, la police est le bras armé des idées du pouvoir, qui applique les idées d’extrême droite. C’est elle qui expulse les exilé·e·s, qui procède aux contrôles au faciès, qui réprime les contestations, qui tue et mutile des fils et filles d’immigré·e·s dans les quartiers périphériques.
Sur le plan électoral, plus d’un policier sur deux vote pour le Front National. Ces dernières semaines, un groupuscule armé, qui préparait des attentats contre les musulmans, a été arrêté. Il était composé de policiers et de militaires. Une partie des forces de l’ordre se radicalise.
Cette soirée se propose d’explorer les liens entre la police et l’extrême droite, et d’évoquer l’ensauvagement de la répression et du racisme d’État. Animé par nos camarades nantais·e·s.

– Jeudi 20/09 – 20h – L’Etincelle
Le Racisme, un système structurel.

Racistes, racisme, racisé·e·s, un mal propre au système sociétal, un système structurel assis sur le contrôle social, la domination, l’oppression et l’inégalité.
Témoignages d’habitant·e·s et de militant·e·s des quartiers populaires d’Angers, interrogeant ce contexte. Avec la participation du Collectif Interquartier 49.

– Vendredi 21/09 – 18h – L’Etincelle
Soirée anti-répression en présence de la Legal Team et de Street-medics de Nantes.

Atelier d’auto-défense juridique
Quelle marge de manoeuvre face à la police et à la justice ?
Atelier d’auto-défense en manif
Qui sont les street-medics ?
Étude des armes et des principales blessures causées par la police, des soins à y apporter, ainsi que des moyens de s’en prémunir.

– Samedi 22/09 – 14h
Manifestation festive

Départ de la place Imbach pour une manifestation festive dans les rues d’Angers.

– Samedi 22/09 – 19h – L’Etincelle
Conférence « Comprendre l’extrême droite »

Comprendre l’extrême droite pour mieux la combattre voici le programme proposé par nos camarades de La Horde, portail méchamment antifasciste, qui viendront nous faire une présentation des différentes galaxies à la droite de la droite.

Concerts

Skalpel (Rap conscient – Paris)
H.P.S (Rap – Bressuire)
Chaviré (Emo Punk Hardcore – Nantes
Death or Glory (Punk Rock – Rennes)

——————————–
Tous les évènements sont proposés à Prix libre
L’Etincelle – 56 Bd du Doyenné – Angers

Posted in Divers | Leave a comment

Manifestation antifasciste le 22 septembre 2018 à Angers

Voici la vidéo d’annonce de la manifestation festive du 22 septembre prochain, qui se déroulera dans le cadre d’un festival antifasciste à Angers (du 17 au 23 septembre).
Plus d’infos prochainement…

Posted in Actualité locale | Tagged , , , | Leave a comment

Tags sur les locaux du centre LGBT Quazar

Le centre LGBT Angevin a une seconde fois été couverts de tags homophobes: http://quazar.fr/2018/06/tags-homophobes-a-quazar/

Le Réseau Angevin Antifasciste apporte tout son soutien à Quazar et à ses militant·e·s et lui assure sa profonde solidarité. Nous leur rappelons que nous sommes déterminé·e·s à lutter à leur côté et à « agir avec plus de force pour combattre l’homophobie et la transphobie. ».

La croix celtique est devenue la signature d’une petite bande fasciste désormais bien connue. Plus largement, Angers est bien accueillante pour la frange la plus réactionnaire de l’échiquier politique (jusque dans l’équipe municipale d’ailleurs). En début de semaine Alliance Vita pouvait se pavaner place du Ralliement avec l’autorisation des autorités préfectorales et municipales. Laisser s’exprimer librement les discours homophobes c’est accepter les passages à l’acte ! On le constate une nouvelle fois.

Contre les agressions homophobes : riposte sociale antifasciste !

Posted in Divers | Leave a comment