Procès des agressions et injures racistes : le sursis des fachos

La justice tient à peu de choses. Une procédure menée à la va-vite et v’là une erreur dans une convocation à l’audience bien heureuse pour les crasseux. Alors, si comme François-Aubert Gannat, tu jouis de ce privilège de classe d’un avocat en mesure de pointer ce vice de procédure, tu auras peut-être la chance de ne pas à répondre de tes actes les plus lâches. Hélas pour le « fils de », ce n’est que partie remise.

Photo-montage : La Horde

 

Que faut-il donc comprendre à la lecture de la presse locale (article de Ouest-france) ?
L’erreur procédurale dans la convocation à l’audience a entraîné cette décision du tribunal correctionnel d’Angers : la « nullité des poursuites pour injure et provocation à la haine raciale ».
Les poursuites à l’encontre de François-Aubert Gannat sont donc abandonnées sur la « forme », c’est-à-dire que le tribunal doit re-convoquer l’affaire en évitant, cette fois-ci, de commettre une erreur.
Car, sur le « fond » de l’affaire, explicitement les propos et agressions racistes survenus dans la nuit du 4 au 5 mai 2017, dont le Réseau Angevin Antifasciste vous parlait (sur Twitter), restent bel et bien à être jugés !

Pour rappel, les trois prévenus Tanguy Martin, François Mamès Cosseron de Villenoisy (ouf !) et François-Aubert Gannat (bien connu localement) étaient convoqués pour répondre de leurs actes lâches, suite à un premier report obtenu le 28 juin 2017.
Les faits de violence sont requis contre les deux accusés nantais, qui sont actuellement en détention préventive, l’un à Angers, l’autre à Nantes, pour des faits de violence sur Nantes (article de Ouest-france). Les faits d’injures et provocation à la haine raciale concernent quant à eux le facho local.

Encore une fois, François-Aubert Gannat s’en sort bien (en tout cas, mieux que certaines personnes condamnées pour des faits moins graves). Il ressort donc libre dans l’attente de l’audience du 25 octobre prochain, puisqu’il n’est plus sous le coup d’un contrôle judiciaire, autant dire prêt à recommencer ses agressions, qu’elles soient verbales ou physiques, comme il l’a déjà fait à deux reprises et dont les dernières datent du soir-même ou du lendemain du rendu de son premier procès (#Génie).

Le rendu de l’audience d’hier soir montre, une fois de plus, que la lutte contre le racisme, et plus globalement contre toutes sortes de discriminations quelles qu’elles soient, ne pourront passer uniquement par l’institution judiciaire.
Elles doivent reposer sur des structures auto-organisées de miltant-e-s et de sympathisant-e-s ainsi qu’une coopération entre ces organisations pour être suffisamment nombreux et nombreuses, pour s’échanger des informations afin de lutter contre les groupuscules d’extrême-droite qui se sentent actuellement pousser des ailes… (et comment l’impunité dont ils font preuve pourraient avoir l’effet inverse ?)
Quoi qu’il en soit, et malgré le goût amer laissé par la conclusion de cette audience, nous continuerons à lutter contre l’extrême-droite que ça soit en lui faisait face lorsqu’elle tente de s’inscruter ou passe à proximité de certains rassemblements (comme cette fois-ci) ou en informant sur ces membres ainsi que sur ces activités locales.

Fachos hors de nos villes, fachos hors de nos vies !

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